Chronologie des fabricants français de caractères en bois.

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Cette chronologie reflète l’état actuel de mes recherches, elle est donc susceptible de s’amender au fil de celles-ci. Je n’y donne volontairement que des éléments concis : les raisons sociales, les dates d’exercice et la ville d’activité du fabricant.

Chronologie

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Méthodologie

Les fabricants cités sont tous attestés : parfois uniquement par un caractère estampillé à leur nom (le cas de Leroux à Lyon par exemple), par une entrée dans un annuaire stipulant leur statut de fabricant, par un article les mentionnant, ou par une publicité dans une revue professionnelle.

Cette chronologie prend en compte, dans une majorité de cas, les raisons sociales des fabricants telles qu’elles ont pu apparaitre à une date donnée. J’ai choisi cette approche1 pour rester au plus près des sources disponibles. Par ailleurs, établir une chronologie de l’évolution des raisons sociales permet aussi d’affiner la datation de caractères ou de spécimens. Il arrive toutefois, faute d’un découpage chronologique bien établi, que j’ai choisi de regrouper, en les séparant par un / les différentes appellations sous lesquelles ont pu apparaître ces fabriques.

L’exemple des Mary père et fils, graveurs à Paris illustre la limite de ma démarche d’identification de fabricants exclusifs. S’ils ont bien – à priori – produit des caractères en bois, mais on ne peut toutefois pas les considérer comme des fabricants au même titre que Audebaud ou Ploquin à la même période, la fabrication de caractères ne semblant pas être leur activité principale (en 75 ils se spécialiseront dans la gravure pour étoffe et papier peint).

Dans le cas des noms uniquement cités dans des annuaires, je ne cite que ceux dont je suis sûr qu’ils ne sont pas que des distributeurs de produits manufacturés par d’autres2. Dans certains cas une analyse plus approfondie sera encore nécessaire, d’autres noms viendront peut-être s’ajouter à cette chronologie si mes recherches permettent de trancher quant à leur statut réel.

Couverture géographique de la recherche

Je m’intéresse aux fabricants français, et plus largement j’en viens aux francophones (je n’ai pas encore abordé la Belgique). Les grands fabricants du XIXe vendaient à l’internationale, mais les échanges entre pays francophones doivent être supposés plus courants, ainsi le cadre de cette étude se doit de ne pas se limiter à des frontières administratives. Dans trois cas ici, le fabricant est en Suisse. Pour le cas de Delaloye, c’est cette règle qui prévaut, pour ce qui est de Martin et de Bonnet, d’une part, ils sont situés dans des cantons francophones, mais qui plus est, il s’agit de ressortissants français3.

Notes

  1. Une alternative plus digeste aurait été de regrouper sous un seul nom, une fabrique ayant passé de père en fils comme par exemple celle de Dureau. 

  2. Par exemple je n’ai pas de preuve d’une réelle activité de fabrication chez Dutreix, par contre la comparaison des spécimens (ici et ) prouve qu’ils distribuaient sous leur nom des caractères fabriqués par Jacoby. Montanari s’il est parfois cité dans la rubrique “Caractères en bois” n’est pour sa part qu’un “agent”, revendeur, en particulier pour Martin entre 87 et 89. 

  3. Martin vient de Lyon et s’installe à Ardon pour des raisons économique, Charles Bonnet est un communard réfugié à Genève.